18.02.2012
Formalités, taxes et services en Croatie
Formalités d'entrée et de sortie
Il y a plusieurs ports d'entrée - ou sortie - en Croatie. Certains ne fonctionnent que l'été (voir les instructions nautiques). A Dubrovnik port de Gruz, nous avons dû nous amarrer au quai de la douane où seul le propriétaire ou skipper peut débarquer pour faire les formalités. 1er bureau: la capitainerie (bâtiment à 100 m. derrière celui de la douane et police) qui délivre le transit log (permis) avec liste d'équipage pour une année et une vignette à coller sur le tableau arrière. En plus vous devez vous acquitter d'une taxe de séjour pour 3 - 6 ou 12 mois. Coût tout compris pour un bateau de plus de 12 m. env. 380 €. 2e bureau: la police qui va vérifier les passeports de l'équipage entrant inscrit sur la liste. 3e bureau: la douane qui est censée vous demander une liste du matériel à bord et qui doit vérifier que vous n'importiez pas trop d'alcool, cigarettes, etc. Dans notre cas, on nous a simplement apposé un tampon sur les papiers sans rien vérifier. Par la suite, il est impératif de faire inscire sur la liste d'équipage, par une capitainerie, les nouveaux équipiers qui naviguent occasionnellement sur le bateau (17 pour notre bateau y compris le propriétaire). Cette contrainte est imposée pour éviter les faux charters. Nous avons été controlés une fois au mouillage par un bateau officiel. Mieux vaut perdre quelques heures à chercher la capitainerie, (en général pas dans une marina) que de payer une amende salée.
Taxes
Les parcs naturels sont payants. A Mijlet nous avons payé 90 kn par personne. Pour les Kornati, il vaut mieux prendre son billet dans une marina côtière. Moins cher que de payer sur place au fonctionnaire chargé de prélever la taxe. A Smokvica - baie Lojena (Kornati), nous n'avons rien payer car nous étions amarré au ponton du restaurant "Piccolo" (très bon et sympa). Les bouées mouillées dans les baies sont généralement payantes. Nous avons même payé des taxes à l'ancre; notamment à Lastovo. En général le personnel chargé de prélever une taxe ramasse aussi vos poubelles.
Les marinas sont assez chers - comptez entre 50 et 60 € par jour, +10 à 20 % en juillet-août, pour un bateau de 12 m. Elles offrent tout le confort. Les sanitaires sont entretenus continuellement. Il y a même des douches jacuzzi à la Marina Frapa ! Aux quais de certains villages ou villes vous trouverez des amarrages avec pendilles et souvent eau et électricité. Les tarifs y sont bien moins chers et c'est souvent bien plus sympathique.
Services
L'eau et l'électricité ne posent pas trop de problème. Attention quand même au rationnement dans certaines îles et aux surtensions lorsque l'électricité est délivrée par une génératrice (mise en route). Vous ne trouverez pas de diesel et de l'essence partout. N'attendez pas pour refaire le plein. Evitez si possible de remplir votre réservoir le vendredi ou le samedi matin. Ce sont les jours de retour des bateaux de location et vous pourrez attendre très longtemps votre tour. Dans les grandes marinas vous trouverez restaurant(s), supérettes, laverie, mécano moteur, électronicien, voilierie, ship, etc. Pour certains services, souvent il faut s'adresser à la réception qui a la main-mise sur les artisans. Les croates sont compétants et très disponibles. Ils vous dépanneront dans les meilleurs délais.
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28.01.2012
Navigation d'Antibes à Dubrovnik
Le départ 17 mai 2011
17 mois depuis l'achat du bateau fin 2009 et après avoir bourlingué entre la Côte d'Azur et la Corse, avec ses ports et ses mouillages surpeuplés, nous avons décidé de mettre cap au sud. Première idée, la Tunisie. Mais le printemps arabe s'est invité avant nous. Changement de programme, la Croatie.
Accompagnés de Lise et Kurt, nous larguons définitivement les amarres à Antibes. Direction la Croatie, environ 1250 miles. Première étape Maccinaggio au N-E de la Corse. Après une traversée agréable, premier mouillage, premier bain et premières méduses. Kurt en fait la douloureuse expérience. Soigné à l'eau de mer, mousse à raser, antimachin, et le tout enlevé avec la carte de membre du Cruising Club Suisse (enfin elle sert à quelque chose...), Kurt gardera pour quelques semaines les traces des filaments de cette méduse violette.
19 mai - Ile d'Elbe
Le lendemain, cap sur lîle d'Elbe. Au près par 12 nds de vent réel, le Sea Fox se montre dans sa meilleure allure. Accueil sympathique à Portoferraio pas encore en condition trop touristique. Avant saison, nous sommes très peu de bateaux dans le port de la ville. Eau, électricité, WC et douches publiques en ville (assez propres). Prix avant saison € 48 par jour. Le quai est un peu bruyant mais combien sympa avec ses bistrots pour prendre le ristretto. Nous sommes bien en Italie! Visite de l'île en bus. Gelati extraordinaires à Marciana et bon resto à Portoferraio. Nous décidons de continuer au sud de l'île et allons mouiller à Porto Azzuro. Petite baie qui se remplit jusque tard dans la nuit. Les rafales de vent de l'après-midi se calmeront. Heureusement, car les ditances entre les bateaux sont un peu justes. Nous dormirons tranquilles.
22 mai - Isola del Giglio
Traversée sous spi. Ile toscane plus petite qu'Elbe avec son village pittoresque. D'après les instructions nautiques, il est difficile de trouver une place dans le port de Giglio. Seulement 5 à 6 places pour les voiliers. Après avoir bien débordé les roches affleurantes près de l'entrée du port, nous pénétrons dans un petit port plein de charme. L'ormeggiatore de service nous place entre un petit bateau de voyage italien et un vieux voilier mal amarré dont le gréement bougeait dangereusement. Surprise sur le ponton, eau et électricité. Et tout ça pour € 25. Visite du village de Giglio. Quelques boutiques pour ces dames. Nous croisons beaucoup de plongeurs. l'île est un spot pour cette pratique aquatique. Apéritif et antipasti dans un petit bistro sympa qui propose également la wi-fi. Nous en profitons pour consulter la météo et charger les fichiers grib pour les 7 jours à venir, malgré la météo qui est donnée en boucle sur le canal 68 de la VHF pour chaque région du littoral, en italien et en anglais. De plus il faut un certain temps pour s'habituer aux termes employés et à la voix de synthèse. Un super repas poissons et un bon vin viendra clore cette magnifique escale toscane.
23 mai - Isola di Giannutri
Traversée de 11 miles depuis Giglio. Petits airs, quelques rafales en arrivant aux abords de le cala Spalmotoi où nous pensions mouiller. Trop étroit. Nous mouillerons notre ancre avec orin plus au sud dans cette grande baie ouverte au vent d'est mais calme aujourd'hui. Nous sommes seuls au monde, enfin presque... réserve d'oiseaux, ça gueule et ça nous survole. Heureusement un goéland ça dort la nuit. Réveil idyllique, mais pas de baignade. Quelques méduses et un magnifique barracuda solitaire nous surveillent.
24 mai - Civitavecchia
Petit largue. Cap Marina di Triano (Civitavecchia) à env. 30 miles. En passant devant le port de commerce, nous apercevons 7 bateaux de croisières qui attendent leurs 4 à 6.000 passagers chacun de retour de Rome. Il devait y avoir du monde à Saint-Pierre ce jour-là. Marina di Triano, énorme port de plaisance sans charme mais grande sécurité. Il y a tout, mais fin mai la plupart des commerces sont encore fermés. La capitainerie est à une demi-heure à pied tellement le port est grand. Le Sporting Club, ou nous serons les seuls clients, nous concocte un repas inoubliable - notamment son risotto de la mer. Et selon la tradition, limoncello et le fameux sanbucca régional, digestif au goût de réglisse.

25 mai - Porto Turistico di Roma
Copié-collé à la journée précédente. Aussi bien pour la navigation que pour le port. Lise et Kurt nous quitterons le lendemain. Un petit tour à Rome et retour à Genève pour eux et travaux ménagers pour nous. Au programme, lessive. Nous savons où c'est, avons les jetons pour les machines, il n'y a plus qu'à: lavage extra, séchage moins bien... Nous prenons le tout sur le bateau qui se transforme en super étendage.
26 mai - Nettuno
Nous voilà plus que les deux. Pas de vent = moteur. Nous campons sous les t-shirt, slips, linges, draps... Ce soir nous sommes plus au sud sur la côte à Nettuno. Accueil zéro, nous nous amarrons à l'entrée le long d'un ponton en béton avec 2 autres visiteurs. Réapprovisionnement du frigo. C'est super loin et le jeudi après-midi les magasins sont fermés. Grâce à l'amabilité de la population de Nettuno, on nous indique un commerce ouvert. Une supérette plein des meilleurs produits italiens. La caisse du bord en prend un méchant coup ! La vieille ville est charmante, la ville moderne sans intérêt. Nous craquons pour l'apéritif + antipasti chez "Romolo" sur la place typique surplombant la port. Retour au bateau et pliage de la lessive.
27 mai - Ile de Ponza (Isole Poutine)
En quittant Nettuno, une vedette grise, girophare bleu allumé, nous fonce dessus. Les militaires du bord nous ordonnent de changer de direction et de nous éloigner cap au 270° alors que notre route est au 160°. Cause: tirs militaires. En effet pendant 1 heure ça canonne. Nous nous éloignons de 6 miles avant de reprendre notre route vers Ponza distant de 35 miles. La navigation est agréable. 6 nds de vent réel, 5 à 6 nds de vitesse au près. Mer belle. Nous arrivons en soirée avec les deniers rayons de soleil qui éclairent les falaises dont l'érosion leur a donné des formes spectaculaires. Féerique. Le port de Ponza n'est pas spécialement bien aménagé pour les voiliers de passage. Pontons privés et peu d'eau. Le mouillage dans l'avant-port est interdit. Nous mouillons notre ancre 0.5 miles au nord avec une dizaine d'autres bateaux de toutes nationalités. Le mouillage est un peu rouleur. Le lendemain nous partons visiter Ponza en annexe. Petit St-Tropez aux maisons colorées et aux bateaux de pêche aux couleurs lumineuses le long du quai. Les rues sont étroites et pleines de boutiques. (au soucis de Georges).
29 mai - Isola di Procida
Début de matinée prometteur. 6 à 8 nds de vent. Nous croisons le sillage du Club Méd II. Le vent tombe et il ne reste plus qu'une houle de l'arrière. Les voiles battent. C'est parti pour 8 heures de moteur. Nous hésitons à nous arrêter à Ventotene. L'île où les empereurs romains exilèrent épouses, maîtresses et autres (plus) désirables. Mais le port est vraiment minuscule et il y a déjà beaucoup de mâts qui dépassent du quai. Nous longeons Iscia et optons pour Procida, coup de coeur de Nicole et Pierre - www.bonjourlavoile.ch. Evidemment plus nous approchons de l'île, plus le vent revient et nous arrivons avec 12 nds de vent. L'amarrage à deux va être chaud d'autant que le vent nous prend légèrement de côté. Nous laissons un 45 pieds de location finir sa manoeuvre et fin prêt nous nous lançons. L'ormeggiatore sur le ponton a déjà la pendille dans la main. La manoeuvre à deux: présentation du bateau cul au quai par G., envoi d'une amarre par M. à l'ormeggiatori, maintient du bateau au moteur pour ne pas toucher le quai. Reprise du moteur et de la barre par M. pendant que G. récupère et fixe la pendille à l'avant. Deuxième amarre et réglage. Facile à dire, pas toujours évident. Le port est très récent, rempli de yachts napolitains. Il nous en coûte €90 pour la nuit ! (et c'est €120 en pleine saison). Nous ne serons pas déçu par la ville et retrouvons l'atmosphère du film "il postino" dans les ruelles étroites et ses maisons carrées d'un autre âge. Quelques petites échopes d'artisans. Epicerie sur le quai avec plein de fruits fraîchement cueillis (un régal). Quincaillerie où l'on trouve de tout, mais faut chercher. Le petit port de pêcheurs, de l'autre côté de la ville, est très typique et vivant. Trois petits restos, tenus en familles servent la pêche du jour ou les spaghettis vongole dont on ne se lasse jamais.
30 mai - Agropoli
Départ un peu tardif de Procida. 9-10 nds au près pour traverser la baie de Naples en direction de Capri et d'Agropoli. Nous arrivons au couché du soleil. Plus personne à la VHF pour nous indiquer une place. Nous squattons un emplacement. Le port est tellement sécurisé qu'il ne nous est pas possible de passer le portail du ponton sans le code d'accès. Nous faisons une croix sur la visite des lieux et décidons de partir tôt le lendemain.
31 mai - Comerota
Lâcher des amarres à 6 h. 45 et allons mouiller dans une petite baie touristique calabraise (encore vide). Petit déj. et baignade dans une eau limpide et sans méduses. Le vent ne se lévera pas aujourd'hui. Moteur. Nous hésitons à nous arrêter à Palinuro où l'on distingue encore les anciennes paillotes du Club Méd de notre jeunesse. Mais le temps devenant orageux, nous décidons de continuer jusqu'à Comerota plutôt que d'être balotés par la houle du sud. L'entrée du port est graduellement ensablée et il ne reste pas beaucoup d'eau sous la quille. Les distances sont assez courtes entre les pontons et la manoeuvre délicate. Heureusement il n'y a peu de vent. La ville n'a pas beaucoup d'attraits, comme beaucoup d'autres villes calabraises. Mais partout nous sommes bien accueillis et la population est très avenantes avec les touristes.
1er juin - Cetaro
Ce matin pluie ciré-capuchon et pas de vent. Nous labourons un peu les fonds en sortant du port. Heureusement ce n'est que du sable. 30 miles au moteur avec en prime un orage et des trombes d'eau. Cetaro, port en constante amélioration (pas rapide). Peu de services sinon un restaurant-pizzeria. Loin de la ville.
2 juin - Tropea
50 miles jusqu'à Tropea. Peu de vent et houle 3/4 arrière. Un peu de voile, beaucoup de moteur. Le pilote automatique sera mis à contribution. Evidemment à moins d'un mile du port, le vent se lève, un orage se pose et nous arrivons à Tropea sous des trombes d'eau. Heureusement nous sommes accueillis avec pendille à la main; ça aide et ça rassure, surtout à deux à bord. Le port offre beaucoup de service et la ville est proche. Le soir nous escaladons les 197 marches pour atteindre Tropea, ancienne ville médiévale perchée sur les falaises, aux ruelles super-étroites. C'est génial d'être là de nuit... bon tout est fermé... (Georges soulagé) sauf les restos. Nous remontons le lendemain pour flaner dans cette magnifique ville et chercher un point internet - celui du port ne fonctionnait pas encore. Nous pouvons charger les fichier grib pour la semaine, envoyer et relever nos mails. Enfin nous craquons pour nombre de produits calabrais.
4 juin - Messine Marina del Nettuno)
Reggio de Calabre nous ayant été déconseillé, nous optons pour Messine. Le temps est un peu brumeux, les orages ont laissé de gros nuages sur les montagnes calabraises. La météo et les fichiers grib annonce 10 nds pour la journée. Parfait ! Objectif arrivé au nord du détroit avec le courant de marée. Le courant de marée porte au sud 4 h.30 après la marée haute à... Gibraltar. Mais voilà, à mesure que nous nous rapprochons de la Sicile, le vent monte jusqu'à 22 nds. Ris dans la GV, Génois roulé à moitié. Nous ne tenons plus le cap et la route s'allonge. A Punta Pellaro (N du détroit) le vent monte encore à 25 nds avec en plus des rafales. Nous réduisons encore. Nous nous concentrons car il y a du trafic, et du gros, qui circule sur les "rails". Nous avançons bien malgré le vent et maintenant le courant contraire, puisque nous avons pris du retard. Messine est un petit port. Il n'y a pas de jetée extérieur en dure, mais un ponton brise-vagues flottant. Les 5 pontons intérieurs sont équipés de catways et de pendilles. Le port est profond de 10 à 20 m. Maria appelle la capitainerie à la VHF dans son italien académique parfait à l'uni d'Urbino. Et comme toujours le fonctionnaire répond dans son dialecte et à toute vitesse. Moralité, nous n'avons rien compris. Re-belote en anglais. Et là, ça fonctionne mieux, il ne parle pas mieux que nous. Nous avons à faire à un jeune homme efficace à bord d'un petit Zodiac à moitié dégonflé (le Zodiac, pas le jeune homme). D'abord amarré le long du brise-vagues très inconfortable, nous intégrons une place plus protégée avec catway. Pendant la nuit le sirocco nous gratifie d'une pluie mélée à la neige de Kadhafi. Au réveil nous trouvons un bateau jaune de sable. Le vent du sud souffle toujours à plus de 25 nds. Nous visitons Messine, ville assez moderne qui a été dévastée par un tremblement de terre au début du XXe siècle, puis par les bombardements des alliés pendant la seconde guerre mondiale. Nous visitons notamment le dôme et son célèbre campanile.
6 juin - Rocella Ionica
Nous quittons le port à 5 h. 30 avant que le vent se lève. Les étapes le long de la côte ionienne sont longues. Pas de halte possible avant Rocella Ionica distant de 70 miles. Une houle S-W et peu de vent vont nous accompagner. Les instructions pour l'entrée du port de Rocella ne sont pas encourageantes. Régulièrement ensablé et dragué à seulement 2 m. 30. (nous 2 m. 10). Nous passons sans encombre. Le port est sympa avec eau et électricité au ponton. Nous rencontrons beaucoup de bateaux de voyage qui reviennent de Grèce et Turquie. La ville est à plus de 3 km. et comme nous n'avons pas de vélos ...
7 juin - Capo Rizzuto La Castella
45 miles, mêmes conditions. Beaucoup de moteur. Arrivée dans un minuscule port construit dans une ancienne carrière à l'entrée étroite entourée de roches au ras de l'eau. Les profondeurs y sont de 2 à 3 mètres. Port complet ! Un voilier anglais nous invite à se mettre à couple. Sympas les British. A bord 2 couples entre 70 et 80 ans. Le port n'est pas sécurisé par des portes. Par contre 4 énormes projecteurs s'allument la nuit dès que quelqu'un bouge. Un vrai stade de foot. La Castella est une petite station intime à l'architecture basique, sans fioriture et peu d'harmonie. Toujours des gens sympas répondant avec patience aux questions. Nous trouverons de tout à Castella. Il y a même un ship sur le quai.
8 juin - Crotone
Les jours se suivent et se ressemblent, mais aujourd'hui petite étape de 25 miles. Arrivée à Crotone, plein de fuel pratique à l'entrée. Le pompiste se fait un plaisir de parler en français. Il appelle les gens du port pour une place. Nous sommes placés sur un ponton tout neuf. N'étant pas encore équipé, on nous tire une ligne électrique et un tuyau d'eau. Nous étrenons notre nouveau taud pour la sieste. Super efficace - ouf, mais faut faire la lessive... 19 h. balade sur les quais de Crotone. Super vivant, plein de monde joyeux, bruyant. Les maisons du bord de mer sont en meilleur état que le reste de la ville. C'est une station balnéaire antrefois réputée. L'arrière pays est aussi plein de sites archéologiques. La saison débute ce week-end (Pentecôte). Nous inaugurons la nouvelle terrasse "chez Sergio". Etant ses premiers clients, le patron nous offre l'apéritif et nous propose ses spécialités culinaires, ses vins régionaux et autres digestifs.
9 juin - Santa Maria di Leuca
Lendemain d'hier difficile ! 70 miles pour traverser le golfe de Tarante. Départ 5 h.30. Moteur à travers les puits de forage (gaz). La houle du sud s'est calmée. Prévision: vent W s'orientant progressivement an N. Un autre voilier, devant nous, suit la même route. Pratique, pas besoin de vérifier sans arrêt le cap. Le vent s'établit comme prévu N 12-15 nds et nous poussera au largue à 8-9 nds. Arrivée fatigués mais enfin heureux par cette superbe journée de voile. Le port de Leuca offre tout le confort. C'est le dernier port avant l'Adriatique et la traversée sur Corfou. La ville est une station balnéaire qui se développe rapidement, avec plein de villas disséminées le long du rivage. Les falaises sont pleines de grottes creusées dans le calcaire.
10 juin
Georges démonte la pompe WC. Ce truc plein de joints qui fuit à la première occasion. Aujourd'hui 60 miles en ligne droite sur Otranto. 15 nds de vent N annoncés. Nous partons avec 7-8 nds de vent réel. Puis rapidement 12, 16, 22... pointe à 25 au près, avec vagues courtes et embruns. Bienvenue en Adriatique. Ce sera trop long. Décision est prise de renoncer et nous retournons à Leuca. Pour 10 miles nous en avons parcouru 20. Deux autres voiliers font de même.
11 juin - Otranto
Nous assurons et partons à 5 h. 30. Vent dans le pif déjà à 11-12 nds réels. Ca monte encore jusqu'à 15-16. Nous avons les voiles du temps et le bateau marche bien. Nous arrivons à Otranto en fin d'après-midi. Le port est ouvert au vent du N.W. et il y a beaucoup de vent. Comme souvent en Italie, quelqu'un au fond du port ou de la marina nous fait signe, nous aide en préparant la pendille et en accrochant l'amarre. Otranto, 1er passage chez les carabinieri depuis notre arrivée en Italie. Visite de la ville ancienne, très touristique. Approvisionnement - surtout en excellents vins des Pouilles. Trouvé un point wi-fi dans un bar où nous sommes largement les plus vieux. Nous avons pu charger les fichiers météo, lire et envoyer des mails. 12 juin, ça souffle 25-30 nds. Nous restons à Otranto. Quelques voiliers de retour de la couse Brindisi-Corfou font une escale pour remettre les estomacs des équipiers. Nous rencontrons un français qui convoie seul son Bavaria 36 de Hamamet à Zadar. Nous échangeons nos divers sources météo.
13 juin - Brindisi
42 miles - nous en faisons 74 au près. Du joli près, frais, mer courte, ça tape mais le bateau fonctionne super. Nous marchons à 7 nds de moyenne. Après 2 h. de nav. nous avons déjà rattrappé notre ami français parti 1 h. avant nous. Nous approchons Brindisi au milieu de pétroliers en attente. Nous apercevons dans la brume (ou la pollution) les bâtiments et les cheminées de la raffinerie. Nous entrons dans le bassin intérieur et juste sur tribord la nouvelle marina à moitié vide. Just for one night ! ou plus on ne sait pas. En principe nous devons être hors de l'EEE avant le 20 juin. Le bateau étant hors TVA européenne. Jusque là nous n'avons jamais été inquiété par la guarda finanza. Mais...
14-15 juin - Traversée Brindisi à Dubrovnik
La capitainerie nous annonce vent du nord 25 à 30 nds pour 3 jours. A 12 h. il n'y a que la moitié et la mer est peu agitée. Cette situation correspond bien avec les différentes sources de fichiers grib que nous avons. Georges fait une simulation de route sur son iPad. Pose un way point pour chaque heure. La trace fera en principe une route au 50° en adonnant légèrement à l'approche de l'Albanie. Le vent devrait diminuer progressivement, voire tomber, avant de revenir de l'est. Décision est prise. Nous traversons l'Adriatique. Environ 120 miles en ligne droite. Nous nous éloignons plein N au moteur de Brindisi pendant un 1 heure. Puis avec 1 ris et génois roulé 1/4 nous prenons notre route au près serré. Nous marchons à 7-8 nds. Après 6 h. de route nous avons 2 WP d'avance et surtout nous avons gagné dans le nord. Au couché du soleil, le vent baisse progressivement pour tomber complétement au milieu de la nuit. Commence alors le bal des bateaux de pêche éclairés bizarement. Et puis une rencontre, 3 boules blanches qui grandissent très tranquillement... et tout à coup passe le Club Med II, tout illuminé. Le vent d'est rentre un peu et comme prévu nous virons avant d'entrer dans les eaux territoriales albanaises. Un seul bord nous amène jusqu'à Dubrovnik tantôt à la voile, tantôt au moteur. Nous nous dirigeons vers la Marina Dubrovnik au fond d'un estuaire long de 2 miles pensant faire les formalités d'entrée là-bas. Erreur et nous serons séchement renvoyer vers le port de commerce (Luka Gruz) à l'entrée de l'estuaire.
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Le bateau
Electronique et navigation
Centrale Raymarine ST60. Loch, speedo, girouette anémomètre, sondeur, pilote automatique ST 6002
Lecteur de cartes Raymarine RC 435 (antenne GPS intégrée) + cartes Navionics
VHF fixe Navicom RT-650 avec ASN et cibles AIS + 2 bracelets MOB
VHF portable Navicom RT-330
Duplexeur pour hauts-parleurs extérieurs, soit VHF ou radio CD
Récepteur radio multibandes BLU sangean ATS-505
iPad 3G/GPS, relié par Wi-Fi via multiplexeur iMux SeaTalk à la centrale Raymarine (speedo, sondeur, etc.) et à la VHF pour l'AIS, programme de navigation iNav avec cartes Navionics, AyeTides (marées), Weather 4D pro, iGrib, Météo Marine, Skip, + programmes internet, bureautique et même site de la Tribune de Genève !
Quelques cartes marines ou routières. C'est toujours sympa de préparer sa nav avec le compas et la règle de Cras.
Energie, électricité, confort
Chargeur de quai Mastervolt, Alternateur moteur
2 batteries gel (300 Ah) servitude, 1 batterie spirale (55 Ah) moteur, gestionnaire de batteries
Feux de navigation à leds, les lampes du carré et des cabines seront remplacées par des leds moins gourmandes en énergie
Réfrigérateur à caisson évaporateur, cuisinière à gaz 2 feux + four, radio CD/MP3
Ballon d'eau chaude 20 litres chauffé par le moteur ou le 220 v.
Sécurité / Mouillage
Homologué en catégorie hauturière par l'Office Suisse de la Navigation (et c'est pas simple...) Equipement de sécurité très complet
Radeau hauturier Plastimo 10 places
Ancre principale Delta avec 60 m. de chaîne et 40 m. de cablot, ancre secondaire Bruce avec 20 m. de chaîne et 20 m. de cablot lesté
Guideau électrique Lewmar 1000 W
Annexe Zodiac avec moteur Suzuki 2.5 CV
17:54 Publié dans Voyage - voile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
